Oujda/2ème édition du festival du rai : le rai icone artistique de l'Oriental01/07/2008
Oujda récidive et innove en organisant sa deuxième édition du
festival international de musique. En plus du rai, d’autres genres
musicaux : rap, techno, hip-hop RnB et autres rythmes africains,
enflammeront la scène.
Transcender la ville d’Oujda en lieu incontournable de la mouvance
rai tout en propulsant d’autres expressions artistiques au devant de la
scène, tels sont les objectifs préconisés pour la seconde édition du
festival international du rai. Une édition pour confirmer le succès
populaire de la précédente mais aussi pour dépasser les imperfections
de la première édition au niveau de la programmation, du timing, les
temps morts qui ont altéré la cohérence des spectacles et de l’absence
de tout lieu réservé au travail de la presse.
Cinq jours de grandes scènes du 22 au 26 au parking du complexe
sportif d’Oujda Mais aussi trois jours d’activités artistiques du 19 au
21 dans les quartiers périphériques. L’INDH est entrée dans ces
quartiers pour satisfaire des attentes socioculturelles et il fallait
se mettre au diapason de cet élan et cibler aussi ces quartiers en les
transformant en lieux de gaîté. C’est le cas de trois grands quartiers
populaires : Ennahda, Ennour et la place du 3 Mars qui abriteront des
spectacles rythmés par une pléiade d’artistes : « Nous portons un art
populaire là où il est né pour rappeler à tout un chacun que les arts
qui résistent au temps sont ceux qui émanent des souches sociales les
plus démunies », annonce t-on auprès des organisateurs.
L’Association Oujda Arts a fait le choix ambitieux d'inscrire son
apport artistique dans une optique de développement globale et durable.
« On organise ce festival international afin de mettre en orbite tout
le potentiel artistique, touristique et humain de l’Oriental » a
déclaré Farid Chourak président de l'Association organisatrice du
festival lors du point de presse tenu pour dévoiler les moments forts
de cette édition.
Pour mieux faire que la précédente édition qui a connu la
participation de 25 artistes et une affluence de l’ordre de 350 000
spectateurs,les organisateurs tablent sur la présence de 500 000
spectateurs durant les cinq journées du festival. Une telle présence
passe impérativement par la programmation de plus de journées et
d’artistes : au lieu de cinq soirée on passera à huit pour une
trentaine d’artistes. Elle passe aussi par une singulière technique de
promotion grâce à cinq voitures qui sillonneront le pays pour faire
connaître le festival et convier les amateurs des spectacles à être de
la fête. Dans leurs affiches et spots, ils présenteront en plus du rai
rap, techno, hip-hop RnB des musiques en plein boom et qui sont une
fusion de multiples courants : house, jungle, hardcore, drum’n bass,
ambient, transe... qui prouvent le dynamisme d’une jeunesse en quête de
nouveaux genres musicaux. Il fallait donc ne pas s’enfermer dans le
simple courant du rai pour pérenniser un festival qui se veut icône
médiatique d’une région en pleine mutation. Créativité, habileté,
culture artistique sont les ingrédients nécessaires pour que la musique
s’enflamme et que la magie transcende de nouvelles sensations.
Les têtes d’affiche de cette année ne sont pas des moindres : Cheba
Zehouiania la diva du rai, Hamid Bouchnak l’enfant prodige de
l’Oriental , Rachid Beriahe, Said Mouskir, Booba, Alpha Blondy une
grande pointure du reggae ivoirien Reda Taliani , le groupe 113
représentera le rap français , Booba , Mory Kanté le maître du kora,
David Vendetta Dj producteur et remixeur confirmé, Bilal le « goual »
du rai Zaho, Daoudia..Etc.
Par ailleurs d’autres activités artistiques en parallèle
transformeront certaines façades de la ville en tableaux égayés de
couleurs de fête grâce à l’implication de jeunes artistes peintres pour
la réalisation de fresques murailles.
Aujourd'hui Le Maroc
Ali Kharroubi

